Voyage

Carole nous invite cette semaine au voyage.

Pour moi, difficile de penser voyage sans penser à l’acier des rails du chemin de fer…

Cette petite ligne passe juste derrière chez moi, et j’ai profité du fait qu’elle est en travaux pour aller dessus et prendre ma photo… Car pour moi, le voyage, c’est toutes les semaines ou presque, je prends le train comme d’autres prennent le métro, le bus ou la voiture.

Belle journée.

Notez la date!

Carole nous a donné une consigne en anglais… que j’ai remise en français…

Et pour moi, ce sera une date bien lointaine, puisqu’elle est en 2018…

Il faut vous dire que cette année, pour nos 19 ans, j’ai traîné mon cher et tendre, seulement à moitié consentant, à une super conférence… Enfin, disons que moi, je l’ai trouvée super… pas lui…

Donc l’an prochain, c’est bien simple, la case est déjà toute occupée, donc… je ne peux rien prévoir d’autre!

Voili, voilà.

Le chanteur

Une petite histoire composée pour MiletUne…

Cette fille est incroyable. Je l’ai rencontrée il y seulement 10 minutes, par hasard. J’étais là, sur ma terrasse, je regardais la rue. Comme à mon habitude, je chantonnais. Elle a regardé vers moi, et m’a dit « Quelle belle voix de ténor! » L’aura qui se dégageait d’elle avait quelque chose de magique. J’étais flatté que cette belle femme éprouve un intérêt pour ma personne.

D’un coup, je me suis senti important. Sa simple phrase m’a donné envie de lui raconter ma vie, sans détour. Ma courte carrière à l’opéra. Mon exil loin des salles de concert. Mon mariage…

« Rémy, tu veux beaucoup de poivre dans tes nouilles, mon cœur? » J’ai bien entendu Gisèle qui m’interpellait depuis l’intérieur mais j’ai continué à parler à cette femme, là, dans la rue. Bien sûr, nous aurions été mieux à l’intérieur, attablés devant un thé, un café, ou un verre de blanc… Mais nul besoin de maîtriser la diplomatie internationale pour savoir que Gisèle n’aurait pas aimé. Je lui devais beaucoup, je la respectais et ne voulais rien faire qui puisse susciter sa jalousie.

Elle m’avait aidé à me relever. Elle avait travaillé alors que je n’étais plus rien. J’avais rencontré Gisèle à un atelier organisé par l’ANPE pour savoir comment rédiger un CV. Gisèle était pleine de vie. Elle était motivée, elle voulait travailler, du reste, la semaine suivante, elle commençait dans un nouveau bureau… Poste qu’elle a gardé jusqu’à sa retraite il y a quelques mois.

Pour ma part… J’avais été vedette. Un soir, j’avais dérapé… Il y avait des problèmes dans le spectacle. Des histoires de gros sous, des histoires de fesses, des histoires pas jolies-jolies. J’avais 21 ans et j’étais révolté. Ce soir-là, j’avais chanté… Aussi bien que d’habitude. La perfection. Pas une fausse note. Mais un faux texte. Sur un air de Lakmé, la soprano et moi nous étions écartés du livret d’Edmond Godinet et Philippe Gilles pour dialoguer des paroles composées par Jacques Diolugine, le baryton, dénonçant le système duquel nous étions tous prisonniers. Le temps que la régie s’aperçoive de l’accusation, nous avions déjà chanté une bonne partie de notre mal-être. Cela n’avait pas été du goût de tout le monde… Le rideau jaune avait été rabattu soudainement, et la photo de Lakmé-Justine Durant faufilant son nez pour lancer une dernière phrase avait fait le tour du monde. Mais nous avions été licenciés pour faute grave elle et moi. Je n’avais jamais retrouvé d’embauche dans le monde du spectacle.

Je ne savais rien faire d’autre que chanter… et boire, ce qui n’avait pas aidé. J’étais désespéré… et j’avais rencontré Gisèle. Elle avait eu un coup de foudre, quant à moi… non, honnêtement, je ne crois pas. Mais elle était si gentille, si attentionnée, elle m’avait aidé à reprendre pied, elle m’avait accompagné chez les alcooliques anonymes, et jamais, jamais elle ne m’avait jugé… alors quand elle a voulu se marier, je n’ai pas dit non. Elle a fait tourner la maisonnée, s’est occupée des enfants, a travaillé. Pendant que moi… j’utilisais le peu d’énergie que j’avais à me tenir debout.

« Mais vous aviez l’étoffe d’être un héros, vous étiez un lanceur d’alerte » me souffle la belle inconnue avant de s’éclipser, propulsant son fauteuil roulant à la force des bras.

Et je suis rentré manger mes nouilles. Gisèle n’avait pas assez poivré!

Ci-dessous, l’image proposée par Miletune, avec les mots à placer dans le récit.

Paysage

Thème de la semaine proposé par Carole.

J’ai choisi ce paysage, non pour sa beauté, mais parce qu’il va disparaître… ou pour mieux dire, qu’il a déjà disparu…

C’est la vue depuis ma chambre. Avant, et je ne parle que d’il y a quelques semaines, à la place des travaux, il y avait un champ de fraises. Maintenant, il y a des travaux très très très bruyants, qui font trembler les murs de la maison. Un mur anti-bruit va être monté, pour nous protéger du bruit du train (qui ne nous a jamais dérangé, il faut le savoir, alors même que nous dormons la fenêtre ouverte!) Tous les buissons qu’on voit sous la voie ont déjà été arrachés. Et le mur va arriver environ plus haut que l’arbre qu’on voit juste derrière, ce qui fait que, depuis cette même fenêtre, nous verrons… le mur, surplombé de la falaise… Je vous montrerai une autre photo quand ce sera fini. Aujourd’hui, il y a pleins de bulldozers sur ce terrain-là.

Un peu l’occasion de pousser un coup de gueule, parce que, franchement… Ces murs sont hors de prix, alors les poser là où le train ne dérange personne… bof… et je ne suis pas la plus à plaindre, des connaissances vivent entre une autoroute et la même voie de chemin de fer, mais un peu plus loin… Lorsqu’ils ont acheté, ils avaient de la vue des deux côtés… Maintenant, ils vivent emmurés entre deux murs anti-bruit, leur lotissement résonne énormément et ils ont moins de soleil… ce que le nôtre ne nous piquera au moins pas (la falaise s’en charge!)

Voili, voilà.

Nouvelle: le rendez-vous de Notre-Dame

Les cloches sonnaient depuis quelques minutes déjà. Benoît franchit le pont Bessières en prenant son temps. Il aimait emprunter ce pont, ce qu’il faisait presque chaque jour, même s’il lui aurait été plus simple de passer par la place de la Riponne. Il aimait le coup d’œil sur la cathédrale, sa silhouette massive surplombant la ville, sa rosace comme aveugle alors qu’elle était si belle à l’intérieur.

Benoît était un jeune homme aux goûts simples, sans histoire. Depuis trois ans, il travaillait comme serveur au café de l’Evêché, ce dont il se satisfaisait. Avec la ponctualité d’un train suisse, il quittait son petit studio de la rue Saint-Laurent à 8 heures 37, se promenait sur ce pont tant apprécié et arrivait au café à 8 heures 56, juste au bon moment pour prendre son service à 9 heures.

En ce dimanche matin, ce n’était pas au travail qu’il se rendait mais à la cathédrale pour le culte.
Il faisait partie de ces fidèles occasionnels qui se posent beaucoup de questions et ne savent pas très bien s’ils croient en Dieu ou pas. La question finalement l’indifférait, il était bien au-delà de cette réflexion, comme si la réponse ne le concernait pas vraiment.
Il fréquentait l’endroit plus ou moins régulièrement, jamais pour les grands événements: il aimait mieux les célébrations plus intimes, quand on pouvait s’asseoir à sa place et profiter du moment sans être ennuyé par des voisins murmurant, toussotant ou tapotant des SMS. Le plus souvent, il laissait vagabonder ses pensées durant le temps de la prédication. Il lui arrivait même de sortir sans se souvenir le moins du monde de ce dont le pasteur avait parlé. Plus que les paroles du pasteur, c’était l’ambiance de la célébration et le rythme de la liturgie qui le touchaient et le comblaient. Savoir que depuis 800 ans, des croyants se réunissaient en ce lieu pour prier l’impressionnait profondément. Etaient-ils si différents de lui,
ceux qui avaient connu cette cathédrale toute neuve, ceux qui avaient assisté à sa dédicace à Notre-Dame, ceux qui, du jour au lendemain, étaient officiellement devenus protestants au moment de la Réforme et avaient entendu les sermons de Pierre Viret, ceux qui allaient à l’église sans même se demander s’ils avaient la foi?
Un peu comme lui, en fait… Sans les connaître, il se sentait une proximité avec ces générations qui l’avaient précédé en ce lieu.
Mieux que personne, il pouvait décrire les jeux du soleil qui entrait par les vitraux ou parler de l’heure où la lumière est si douce qu’elle donne l’impression que les statues vous sourient et qu’elles vont vous parler.

Ce matin-là, il était donc en train d’arriver à la cathédrale. Il salua la personne qui lui présentait le psautier, puis prit place sur sa chaise préférée. Il savait qu’avant la fin du culte, il aurait, précisément sur cette chaise, rendez-vous avec la lumière. Il n’aurait pas été jusqu’à dire que c’était une lumière divine, mais il y pensait parfois… La cathédrale était bien le meilleur endroit pour le faire!

Un groupe de jeunes gens arriva. C’étaient des scouts, chemise sur le dos, foulard autour du cou, nœud carré plus ou moins parfait. Il les regarda s’installer, la troupe était bruyante et perturbait son recueillement. Il se souvint de son propre groupe de scouts, de leurs virées dans la nature, des feux de camp, des biscuits de Noël qui parfumaient le local.
Il avait aimé cette période de sa vie, mais avait arrêté lorsqu’il avait commencé le gymnase. Il ne se reconnaissait plus dans ce mouvement. Les activités étaient trop éloignées de ses centres d’intérêt. Mais en observant ces jeunes qui devaient avoir son âge, il se demanda ce qu’ils faisaient, ce qu’ils vivaient dans leurs week-ends.
Pour sa part, il ne se souvenait pas que son groupe soit jamais venu au culte, il trouvait que c’était une bonne idée, qui permettait de passer un beau moment ensemble, dans le silence et la complicité, tout en étant chacun seul avec ses pensées.

Les orgues retentirent. Le culte commença. Le pasteur salua l’assemblée, accueillant particulièrement le groupe des Pionniers-Cordées de la Venoge, puis la liturgie débuta.

Lesdits pionniers-cordées étaient tranquilles et recueillis.
Benoît était, comme d’ordinaire, perdu à l’intérieur de lui-même. Ecouter, plus ou moins. Se lever. Chanter. S’asseoir. Ecouter encore, puis entonner un autre cantique.
Un culte traditionnel et sans histoire…

Benoît observait la lumière. Il observait les gens, reconnut quelques habitués. Il observait les fleurs au pied de la table de communion. L’arrangement était plus joli que celui de la fois précédente. Il aimait quand il y avait des lys, parce qu’ils embaumaient tout autour. Ce matin-là, c’étaient des tulipes et des anémones. Le printemps qui régnait en maître au dehors s’était invité à l’intérieur. Il observait les tableaux de l’exposition du moment. Une Marie en jeans, avec un ventre tout rond, cocon chaleureux pour son enfant à naître. Ce tableau-là l’émouvait particulièrement. C’était exactement ainsi qu’il se représentait la mère de Jésus. Non pas une jeune fille évanescente, avec son voile et sa tunique bleue, dont on se demandait si elle existait ou si on l’avait rêvée. Non, une jolie jeune fille pleine de vie, qui croquait sa jeunesse à pleines dents. Pareille à toutes les autres de son âge, mais tellement différente, tellement unique.
Il perdit le fil de la prédication, qu’il ne suivait pas très attentivement de toute façon.
Il observait les scouts et ne savait s’il les enviait d’avoir continué ou s’il les trouvait stupides de vouloir ainsi jouer à rester enfants et de ne pas grandir… Que faisait-on quand on était scout adulte? On avait passé l’âge de jouer à la marelle, aux Indiens ou au loup glacé, non?

Soudain, le temps se figea pour lui. Les rayons de soleil colorés descendaient avec douceur sur une jeune cordée, auréolant sa chevelure de rouge et de bleu. Comme si, parmi tout ce groupe en vert dont tous les individus semblaient si semblables, elle était différente. Comme si elle était unique. Une jolie jeune fille pleine de vie, qui croquait sa jeunesse à pleines dents. Le cœur de Benoît battit plus fort tandis qu’il observait la belle inconnue. Les mots qui lui vinrent étaient exactement ceux qui s’étaient imposés à lui en regardant ce tableau de la Vierge.

Elle, elle ne le voyait pas, elle regardait ailleurs, elle ne suivait pas non plus très assidûment la prédication. Elle regarda sa voisine et lui sourit, sans autre raison que de partager avec elle le plaisir de vivre ce moment.

L’imagination de Benoît était bien loin des travaux agraires décrits dans la parabole que le pasteur commentait. Il pensait à cette jeune femme et l’imagina, elle aussi, avec un joli ventre rond, puis avec un bébé dans les bras. Et cet enfant, ce pourrait être le sien, à lui aussi, ce pourrait être le leur. Benoît rêvait… Il rêvait si fort qu’il en manqua son rendez-vous avec la lumière, il avait les yeux clos au moment où le soleil était venu le caresser à son tour.

Le culte touchait à sa fin. Le pasteur annonça les activités à venir dans la paroisse, puis exhorta les fidèles, partageant avec eux un souvenir d’un voyage: il avait trouvé une toute petite église, perdue au milieu de nulle part, sur le fronton de laquelle était écrit « Entre pour prier, sors pour aimer ». Ce fut l’appel qu’il lança aux personnes rassemblées là en ce dimanche matin. Comme bien des générations avant eux, ils étaient entrés dans cette cathédrale, ils y avaient prié et c’était pour eux le moment de ressortir dans le monde et d’aimer, comme témoignage de leur foi et de leur fidélité à Dieu et à ses commandements.

Le dernier morceau d’orgue retentit, annonçant la fin du culte. Benoît réfléchit à toute vitesse. Il ne fallait pas que cette jeune fille s’évapore et retourne à sa vie, laissant dans le cœur de Benoît une empreinte inaltérable. Il ne fallait pas qu’elle devienne un doux souvenir qui se rappellerait à lui de temps en temps alors que les regrets de n’avoir rien fait, rien dit, rien tenté le tarauderaient…

Il songea qu’il pourrait s’inscrire aux pionniers-cordées de la Venoge… Mais il n’avait pas de voiture, il ne connaissait personne là-bas… rien ne serait sincère.
Il se dit qu’il pourrait aller se promener au bord de la Venoge de temps en temps et faire mine de tomber sur elle par hasard… Mais il lui faudrait vraiment, vraiment avoir de la chance pour que tout s’enchaîne si facilement.

Ce n’était pas plus tard mais dans l’instant qu’il fallait agir. Il ne voulait pas se ridiculiser. Il ne voulait pas qu’elle ait le temps de réfléchir et de se moquer de lui. Il ne voulait pas être humilié dans la cathédrale, lieu si cher à son cœur.
Il voulait faire quelque chose d’inédit. Quelque chose qui n’aurait jamais été vu dans aucun film à l’eau de rose. Quelque chose qui la surprendrait mais ne l’importunerait pas. Quelque chose d’aussi léger et délicat que les sentiments qu’elle lui inspirait, mais d’aussi profond et enraciné dans la vie qu’elle semblait l’être.

Le groupe des scouts plaisantait et se préparait à sortir. Benoît était toujours sur sa chaise, il n’avait aucune idée. Il n’osait rien faire…

Enfin, il sortit, salua le pasteur et s’apprêta à rentrer, le cœur lourd et l’esprit préoccupé.

Il se ravisa, attendit que le groupe fut dehors, puis s’approcha de la jeune fille qui s’était arrêtée sur le parvis pour admirer le portail Montfalcon et ses lourdes portes en bois.
En toute simplicité, les mots lui vinrent, tandis qu’il glissait dans sa main une carte de visite, cadeau de sa sœur pour le Noël précédent:

« Vous ne savez qui je suis et je ne sais qui vous êtes.
Voici mes coordonnées. Contactez-moi, aujourd’hui, demain ou dans un mois, ou pas du tout, comme vous en aurez envie.
Mais sachez que je sais déjà que je vous aime, et que toujours vous resterez dans mon cœur. »

Et il s’en alla vers le pont Bessières. Il n’avait pas entendu le son de sa voix.

 

J’ai écrit cette nouvelle pour un concours organisé par les amis de la Cathédrale il y a quelque temps déjà. Il s’agissait de mettre en scène la cathédrale Notre-Dame de Lausanne et son ambiance, dans une nouvelle avec un aspect spirituel.

Et vous venez de lire l’histoire qui est sortie de ma petite tête, texte qui n’a pas été retenu…

Voili, voilà, bonne journée.

Art

Vaste sujet proposé par Carole cette semaine…

Une photo prise dans une des écoles où je travaille, c’est un élève qui l’a fait… Ils ont dû aller en ville faire des moulages de relefs, puis iles ont mis leurs moulage en valeur, façon oeuvre d’art.

J’ai beaucoup aimé ce qu’ils ont fait. L’art est partout (pas seulement dans les musées) et il suffit de savoir le voir!

J’avais déjà traité ce thème de façon très différente en 2013.

Voili, voilà.

Cuisine

Cette semaine, Carole nous invite à passer en cuisine…

Un petit plat qui mijotait chez nous a attiré mon attention: je me suis dit qu’il ferait fort bien l’affaire.

Voili, voilà… Les autres cuisines, tambouilles et compagnie sont chez Carole.

Vignes

C’est le thème choisi par Carole cette semaine, un poil trop tôt pour être face aux teintes dorées ou rouge flamboyant qu’elles prendront dans quelques semaines.

J’ai la chance d’habiter à quelques minutes à pied du vignoble le plus proche, aucune excuse donc pour ne pas traiter ce thème. Cependant, mon appareil a fait des siennes et a régulièrement refusé de faire la mise au point sur les gros plans que j’aurais aimé prendre.

Parfois, je me sens très seule et je me dis que j’aimerais bien être un raisin, être tout proche comme ça de mes congénères, avoir le même vécu, le même ressenti, la même histoire et profitant du même soleil, affrontant les mêmes tempêtes… ensemble… Mais souvent, je suis bien contente d’être moi-même, différente de vous tous, mais appartenant à la même espèce!

J’hésitais entre deux photos, parce que la vigne, pour moi, c’est d’abord cette masse de feuilles vertes qui apparaissent au printemps et qui s’agrippent à la vie coûte que coûte, avec de délicats tortillons… Mais ne vous fiez pas à leur délicatesse, ils sont si solides que souvent, on trouve sur les fils des tortillons qui ont plusieurs années et dont le rameau a été taillé.

Rendez-vous chez Carole pour voir les autres vignes.

Voili, voilà.