Deuxième histoire d’hiver

Et la suite de l’atelier de lundi, un deuxième texte (ce sera tout pour cette fois). Je voulais le retravailler, mais pour finir, j’ai décidé de vous le livrer tel quel…

Les gens pensent que nous sommes tous identiques, mes frères et moi. C’est très décevant, quand ils croisent l’un de nous en plein hiver… Ils nous regardent à peine, ils nous dédaignent… et s’ils nous parlent, c’est pour nous dire : « Tu es bien comme ton frère »…

Mais moi, par exemple, je peux vous citer une kyrielle de différences entre eux et moi. Je suis né le 20 décembre, vers la fin du jour. Il faisait juste 2°C à l’heure où je suis arrivé sur terre. J’ai trouvé là une couverture douillette. Depuis, j’apprécie quand il fait froid.
Dans le lointain, quelqu’un jouait du Chopin. Je crois que c’est depuis là que j’aime ces notes de piano mélancoliques. Dans l’air flottait une odeur de marché de Noël : pomme d’amour, mandarine et vin épicé. J’ai gardé en moi cette odeur à la fois acide et sucrée.
Au loin, le ciel était encore vaguement coloré des derniers rayons du soleil, mais au-dessus de ma tête, il était déjà tout noir. C’est depuis ce temps que je me sens vraiment vivre au crépuscule.
Mon arrivée en hiver m’a aussi permis très tôt de goûter le chocolat… mon goût pour le cacao est toujours immodéré.

Les gens disent que mes frères et moi nous nous ressemblons, mais s’ils prenaient la peine de nous parler, de nous regarder… ils se rendraient bien compte que nous sommes tous différents, à nul autre pareils, nous… les flocons !

pixabay.com

Voili, voilà.

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