Ses parents l’avaient appelé Enguerrand en référence au grand chapelain de Charlemagne, devenu saint depuis. Ils avaient acheté un livre sur la vie tumultueuse et mouvementée du saint homme lors de leur passage à Metz et le prénom les avait conquis.
Ce dimanche, Enguerrand se rend à la messe, comme un dimanche sur deux.
Chaque dimanche est source de querelles à la maison : le père aimerait que la famille au complet se rende à l’office chaque dimanche, alors que la mère estime que Noël, Pâques et l’Ascension sont bien suffisants… Toute la rue des Quatre-Chemins est au courant de leur guerre interne et chacun des voisins connaît par cœur l’argumentaire des parents. Il a bien été convenu que la famille irait à la messe un dimanche sur deux, mais chaque fois, les disputes sont au rendez-vous. Un jeu d’adultes, peut-être, pense Enguerrand, coiffé, habillé, prêt à partir. Il n’est pas contrariant, lui, du haut de ses 9 ans, et il fait ce qu’on lui demande le dimanche matin, tout comme ses sœurs…
Enguerrand aime aller à la messe. La catéchiste le trouvait même tellement mûr qu’il a pu faire sa communion une année avant l’âge normal. Et c’est toujours une fête pour lui de recevoir l’hostie.
Arrive le moment de l’eucharistie. La famille prend sa place dans le cortège. C’est au tour d’Enguerrand de la recevoir. Le curé, un brave homme qui connaît bien la famille, regarde le père, derrière l’enfant, d’un air très surpris, presque interrogateur. Enguerrand communie, le père communie, les jumelles Erena et Bérille communient, la mère communie et chacun regagne sa place.
La messe est dite, les fidèles sortent et saluent le prêtre. Celui-ci retient la famille et veut rendre à Enguerrand la petite voiture qu’il lui a donnée au moment de l’eucharistie. Et Enguerrand de protester : « Mon Père, c’est toujours vous qui donnez aux autres, cette fois, c’est votre tour de recevoir ! ».
Voili, voilà. L’école est laïque mais je suis certaine que Jill Bill accueillera Enguerrand à bras ouverts dans sa cour de récréation ! Cette histoire est inspirée d’une anecdote racontée par une collègue.
Bonjour élève Gwendoline… Ah les disputes familiales de père et mère qui fâchent sur l’un ou l’autre sujet… les pour, les contre, et les enfants au milieu… Enguerrand est une bonne nature obéissante doublée d’un coeur généreux, qui en silence, sait remercier le prête certes par un cadeau inattendu, mais un trésor pour lui, l’un de ses jouets ! Sois le bienvenu à la cour de récré, MERCI à toi, bises de m’dame JB 😉
En lisant cette petite histoire que tu nous contes si bien je me disais que tu devrais les regrouper dans un mini (mais peut-être y as tu pensé déjà ?). Merci pour ton com et tu as raison mon choix d’escargot n’est pas anodin avec mes sacs qui sont un peu ma maison que je transporte (et pour qui connait un peu ma vie privée c’est tout à fait ça !) Bises
elle est charmante ton histoire d’Enguerrand il n’y a pas de raison de la refouler et en Moselle c’est le concordat !
Les enfants sont de grands maîtres à penser….
Merci pour l’anecdote
j’aime bien cette petite histoire. Les enfants ont de ces trouvailles … pour le reste, moi je ne vais à la messe qu’aux enterrements et j’ai dû rater bien des réformes concernant l’eucharistie qu’on ne pouvait pas recevoir en état de péché …
belle soirée
Une charmante attention de la part d’Enguerrand qui a du surprendre en effet le prêtre .
Je l’avais oublié cet Enguerrand de Metz et pourtant il est à l’origine du chant grégorien que j’apprécie .
Bonne soirée
Bisous
Comme elle est jolie ton histoire !!!! Je crois te l’avoir dit tu as le don pour raconter tes histoires !!!! Ca a été encore un moment de pur régal !
Bises
C’est adorable cette histoire 🙂 Et ce quelle que soit la confession de chacun ^^
Bises
Un épisode de vie charmant dont tu nous fait part. Amitiés
ton bonhomme est trop craquant, j’adore ton histoire et comme à chaque fois, je me suis laissée embarquée du début à la fin !
Bisous