Méditation sur la fête des voisins

Voici une méditation écrite il y a quelques semaines, suite à la fête des voisins. J’ai un peu modifié mon original pour des raisons d’anonymat, mais le fond exprime ma pensée.

Hier avait lieu chez nous la fête des voisins.
Partout ailleurs, elle a lieu le dernier vendredi de mai, mais à cette date, il y avait la fête du quartier organisée par la commune.
Soyons réalistes! Le quartier, ce ne sont pas nos voisins. Pour la plupart, ce sont des étrangers! Ils vivent là, mais on ne les a jamais vus, on ne les connaît pas, ils ne font pas partie de notre vie, on ne sait même pas qu’ils existent!
Et pourtant, ils vivent là, tout proches de nous. Il ont des joies, des peines, comme nous. Ils se marient, ont des enfants, divorcent, vieillissent, meurent… comme nous. Et nous n’en savons rien.
Nos voisins, par contre, nous les connaissons, ce n’est pas pareil. On se dit bonjour aux boîtes aux lettres, on observe les changements de voiture, on connaît les prénoms des enfants et la couleur des canapés, on sait les nuits trop courtes des parents ou du jeune couple du deuxième qui se dispute si souvent. On se connaît, et on se reconnaît. On est proches. Alors, on a eu envie de se voir entre nous, sans étrangers.
Qu’est-ce qui différencie l’étranger du quartier, de la ville, du canton ou du reste du monde? Parmi nos voisins, il y a des gens de toutes les couleurs et d’une quinzaine de nationalités différentes. Italiens, chinois, indiens, portugais, congolais, français, albanais, suisses et autres cohabitent sans être des étrangers.
L’étranger… c’est celui qui nous paraît étrange, c’est l’autre, c’est celui qu’on ne connaît pas. Est-ce si étrange, vraiment, de vivre dans ma rue sans vivre dans mon lotissement? Est-ce si étrange, vraiment,d’être suisse sans être valaisan? Est-ce si étrange, vraiment, d’habiter un coin de planète qui ne soit pas l’Europe? Etranger, étrange, autre, nous sommes tous pétris de la même pâte humaine. Nous sommes tous image de Dieu. Nous sommes tous proches, et cette proximité se nomme humanité.
Eternel, ce matin, nous te prions. Aide-nous, dans notre travail, ce matin et chaque jour, à faire que les autres ne soient pas des étrangers mais des voisins, que nous puissions voir en eux non pas des êtres étranges, mais des proches, des prochains, des frères et sœurs, tous enfants humains d’un même Père divin.
Amen.

Voili, voilà, je voulais rendre compte de ce que je vis et observe: l’étranger est juste celui que je ne connais pas… Et je vous renvoie à la superbe histoire de Poulou et Sébastien, de Pomme d’Api, qui a bercé mon enfance… et la vôtre?

3 réflexions au sujet de « Méditation sur la fête des voisins »

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