Vidal

Aujourd’hui, je me prête à un nouveau jeu d’écriture. Toutes les informations chez Jill Bill.

Il s’appelait Vidal et c’était un petit garçon comme les autres. Il se sentait absolument commun : ni grand ni petit, ni gros ni maigre, ni brillant ni cancre…

Chaque matin, il se rendait à l’école de son village, avec son cartable sur le dos. Il empruntait le chemin qui serpentait sous les arbres, passait devant la mairie, puis arrivait à l’école. A l’heure, la plupart du temps. Sauf certains matins où son chemin croisait celui d’un rouge-gorge, d’une belette ou d’un chevreuil. Là, c’était plus fort que lui. Tout d’abord, il s’arrêtait, puis observait avec curiosité et intérêt. Avec toute la discrétion dont il était capable, il posait à terre son cartable jaune. Puis, débarrassé de ce dernier lien, il ne se souvenait plus qu’il était sur le chemin de l’école. Prenant mille précautions, il suivait l’animal repéré. Jamais l’animal ne s’enfuyait, jamais l’animal ne le prenait pour un ennemi ou une menace.

Ainsi a-il suivi un lapin jusqu’à son terrier vendredi matin, alors que ses camarades s’attelaient à une dictée. Il en savait plus que Wikipédia sur le gîte du sanglier ou les portées du renard.

Il s’appelait Vidal et c’était un petit garçon comme les autres, sauf pour les animaux qui, eux, savaient voir son âme dorée.

Voili, voilà.

12 réflexions au sujet de « Vidal »

  1. Bonjour Qwendoline…. Tout ceci me rappelle une chanson, mais de mes années d’école je n’ai rien gardé, ce n’était que des paroles pour gâcher l’été…. comme on dit c’est sur le terrain qu’on apprend véritablement les choses, les êtres… sois le bienvenu Vidal à la cour de récré, merci à toi, bises de m’dame JB

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